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Communiqué

Le 18 mai 2015 à 19 heures aura lieu le vernissage de l'Expo-Atelier « Au bout de nos ombres, la légende de l'amour sans fin ® », à la galerie Novera ou nous vous attendons pour voir les œuvres et écouter de la poésie et le récit du long chemin de la Méditerranée à la mer Noire, passant par l'île de Malte…

Galerie ouverte toutes les jours de 11h à 20h, du 18 au 25 mai 2015.

Expo-Atelier d’Arts, du 18 au 24 mai 2015

Galerie NOVERA: 2, rue Pierre Le Grand, 75008 PARIS, près de la Salle Pleyel

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 11:11
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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 19:49

Clichy Batignolles 0220 Clichy Batignolles 0228

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Avancement des travaux du grand chantier autour du parc Clichy-Batignolles - Martin Luther King, le parking souterrain, démolitions, ravalements et constructions neuves… une pollution à la poussière d’une intensité sans précèdent… le bruit passe au second plan.

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Voir aussi:

Le Parc Martin Luther King à Paris

Parking souterrain et demolitions pour le Parc de Clichy-Batignolles et suite en démolition et concert

LE PROJET TANGENT

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 06:59

Andorre 1848.jpg acropolis.jpg img-0231.jpg Auvergne_0876.JPG

l’EXPO les villes en mouvement – vers une ville en mutation

Le débat annuel sur l’urbanisation de demain:

«Ville en mutation: enjeux et perspectives»

Le patrimoine de la ville, un facteur dynamisant

L’image d’un patrimoine à partager

La ville équilibrée, un objectif permanent

L’organisation spatiale et fonctionnelle entre habitat, activités, équipements, paysages

La ville et son territoire, une mobilité à découvrir

La mise en réseaux à l’échelle territoriale pour de nouvelles interdépendances


Avec la participation de Bertrand LEMOINE, Directeur Général de l’Atelier International du Grand Paris

Champs-Élysées - champ de blé_2411.jpg

Mardi 5 juillet 2011

SMABTP, 114, avenue Emile Zola – 75015 PARIS

INFORMATIONS

R.O.C. Fimbacte

38 rue de Berri, 75008 PARIS

Tél : 01 40 92 15 39

INSCRIPTIONS

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 18:25

Reims

Inauguré le 16 avril 2011, le nouveau tramway de l'agglomération rémoise est le premier réseau de transport public en France conçu et exploité via un partenariat public-privé.

Évoqué dès les années 80, remis au placard en 1991, il aura fallu finalement attendre 2011 pour voir à nouveau circuler un tramway dans l'agglomération rémoise. Et son avènement s'est fait grâce à un partenariat public-privé (PPP).

Un consortium dénommé MARS (Mobilité agglomération rémoise) regroupant la Caisse des dépôts, Bouygues, Alstom, Colas ou encore Veolia, a pris en charge la construction et la gestion du tramway de Reims.

Le financement en PPP n'a pas que des adeptes en France. Si ce schéma peut se révéler une bonne couverture contre le risque pour les collectivités, certains élus mettent en exergue l'envolée des coûts.

La société Mars a commandé un sondage Ifop sur «l'image et les pratiques en matière de partenariats public privé» auprès de 201 élus représentatif de l'ensemble des collectivités territoriales de plus de 10 000 habitants. Plus de 75% des personnes interrogées sont ainsi favorable au développement des partenariats public-privé. Si seulement 40% des collectivités déclarent avoir été engagé dans un PPP, les principales raisons invoquées sont la possibilité de monter et réaliser rapidement les projets (48%), de trouver des ressources financières autres que celles des collectivités (30%) et de partager les risques (11%). Le principal inconvénient pointé est le risque lié aux objectifs de rentabilité du concessionnaire au détriment du service public.

Acteurs Publics

Voir aussi:

LES CONTRATS DE PARTENARIAT Principes et méthodes

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 21:14

LILLE 2008 (FRANCE) 7238

ALBUM: Ville de Lille

LILLE 2008 (FRANCE) 7262 LILLE 2008 (FRANCE) 7289 LILLE 2008 (FRANCE) 7308 LILLE 2008 (FRANCE) 7237 LILLE_7227.JPG

LILLE_7217.JPG LILLE_7211.JPG LILLE 2008 (FRANCE) 7278 LILLE 2008 (FRANCE) 7244

Références pour un Développement urbain durable

LILLE-Bois-de-la-Citadelle 7502 LILLE-Bois-de-la-Citadelle 7535 LILLE-Bois-de-la-Citadelle 7557 LILLE-Bois-de-la-Citadelle 7530

La citadelle de Lille est un ouvrage militaire bâti au 17ème siècle. Baptisée par Vauban la «Reine des citadelles» ; remarquable par ses dimensions, la qualité de son architecture, et son état de conservation. Elle a été classée monument historique en août 1914.

ARBRES-MORTS.JPG

La citadelle est entourée par le Bois de Boulogne ou Bois de la Citadelle, comprenant de nombreuses zones humides. Il est l'espace vert le plus vaste de Lille, et intègre une multiplicité de micro-paysages grâce aux reliefs laissés par les travaux de fortification de Vauban.

carte_vauban_esquermes.jpg

LILLE Bois de la Citadelle VAUBAN

0PERA DE LILLE

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 20:45

Chantier MLK 5940

Le grand projet d'aménagement urbain de Clichy-Batignolles avec les dernières photos de l’avancement du chantier du parking souterrain Cardinet.

chantier parking BATIGNOLLES 5909 chantier parking BATIGNOLLES 5913 Chantier MLK 5943 Chantier MLK 5944

 PARKING BATIGNOLLES LE CHANTIER 2010-2011

BATIGNOLLES demolitions 5114 2009_05_28_0011.JPG 2009_05_29_0033.JPG 2009 12 19 0573

Parc Clichy Batignolles 2009

Parc de Clichy-Batignolles 2008

BATIGNOLLES CARDINET 2455 BATIGNOLLES CARDINET 2460 img-1175.jpg img-1183.jpg

Parc de Clichy Batignolles Inauguration 2007

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 17:11

Benoist APPARU 4047Photo: Peut-on parler d’après-crise? Rencontres Parlementaires sur le Logement,, 10 juin 2010

A la botte des spéculateurs immobiliers, le secrétaire d'état au logement avait déclaré, il y a peu, que le prix de 40€/m2 pour un logement étudiant à Paris est «convenable».

Il récidive «au carré» avec l’annulation de la norme ascenseurs en faveur des handicapés (abus de pouvoir!)

Si le ridicule ne tue pas, il faut faire quelque chose pour retrouver au ministère de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement un "être humain".

La norme concernant l'établissement du programme d'ascenseurs dans les constructions neuves a été abrogée suite à la demande du secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu.

L'Afnor estime que l'élaboration de la norme a été faite dans les règles.

Elaborée avec l’objectif de moderniser les prescriptions de l’ancien DTU 75.1 «Principes d’établissement du programme d’ascenseurs dans les bâtiments à usage d’habitation» qui datait de 1978, la norme NF P 82-751 publiée sous le même titre a suscité de vives réactions.

L’AFNOR explique pourtant que cette norme française a suivi un processus habituel d’élaboration au sein d’une commission de normalisation, composée de représentants des parties prenantes suivantes :

Ascensoristes,

Pouvoirs publics (4 ministères),

Maîtres d’ouvrages,

Bureaux d’études et de conseil,

Bureaux de contrôle,

Associations de consommateurs.

A l’issue de la rédaction du projet de norme, une enquête publique permettant à tous de faire des commentaires techniques et rédactionnels a été lancée.

L’Afnor, qui assurait cette mission d’enquête publique et gérait cette commission de normalisation, a informé de l’ouverture de l’enquête, des acteurs très concernés par cette norme et non membres de la commission de normalisation. A l’issue de cette enquête, l’Afnor relève qu’aucun commentaire particulier n’a été fait ; la norme a donc été homologuée après avis du ministère chargé de l’industrie.

Peu de temps après sa sortie, plusieurs acteurs, dont la Fédération Française du Bâtiment et la Fédération des Promoteurs Immobiliers ont exprimé leur inquiétude, prenant conscience des recommandations de la norme notamment dans son aspect accessibilité des bâtiments aux personnes en situation de handicap.

Principale objection : l’intégration d’une deuxième gaine d’ascenseur dès la conception d’un bâtiment, en vue de potentiellement permettre l’installation ultérieure d’un second ascenseur.

Cette possibilité permettrait d’anticiper à moindre coût global les nécessités croissantes d’accessibilité dues notamment au vieillissement de la population française.

Selon ces acteurs, ces dispositions auraient entrainé des surcoûts de construction importants.

Dans ce contexte, une réunion de la commission de normalisation a été organisée le 30 mars 2011, pour écouter l’ensemble des positions de toutes les parties intéressées.

La veille, dans une lettre adressée à Olivier Peyrat , directeur général de l’Afnor, Benoist Apparu, demandait l’annulation de la norme.

Benoist APPARU 4051 Benoist APPARU 4052 Benoist APPARU 4053 Benoist APPARU 4055

Pour memoire:

Logement - immeubles collectifs - équipement ascenseurs. Réglementation

Texte de la question posée par Madame le Député Maire Maryse Joissains Masini

Question publiée au JO le : 21-12-2004

Mme Maryse Joissains-Masini appelle l'attention de M. le ministre de l'équipement, des transports, de l'aménagement du territoire, du tourisme et de la mer sur un problème d'urbanisme. En effet, la construction de deux ascenseurs est exigée pour l'édification de 70 logements par immeuble. Force est de constater que, trop souvent, les promoteurs, par souci de rentabilité, construisent 69 appartements, ce qui leur permet d'éviter la pose d'un élévateur. Ne serait-il pas judicieux de revoir cette règle en obligeant les constructeurs à l'installation de deux ascenseurs pour 50 appartements? Cette solution permettrait peut-être de résoudre certains problèmes de sécurité et de lutter contre la vétusté des élévateurs trop souvent utilisés.

Texte de la Réponse

Réponse publiée au JO le : 03-05-2005

L'article *R. 111-5 du code de la construction et de l'habitation impose l'installation pour les nouvelles constructions d'un ascenseur desservant chaque étage dans les bâtiments d'habitation collectifs comportant plus de trois étages au-dessus du rez-de-chaussée. La réglementation ne fixe pas de seuil selon le nombre de logement. Par ailleurs, les règles de l'art (document technique unifié 75.1) qui définissent les principes d'établissement du programme d'ascenseurs dans les bâtiments d'habitation sont fondées sur la nécessité d'assurer un « service moyen », qui prend en compte le nombre de personnes, la vitesse, la durée d'attente probable. Il n'y est pas non plus mentionné d'exigence par rapport au nombre de logements. En revanche, les préoccupations constantes d'amélioration de la sécurité et du service rendu aux usagers ont conduit le Gouvernement à instaurer une obligation de mise en conformité technique, puis d'entretien et de contrôles périodiques des ascenseurs encadrée par le décret 204-964 du 9 septembre 2004 et l'arrêté du 18 novembre 2004. Cette réglementation répond au souci légitime soulevé par l'honorable parlementaire.

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 12:01

JETTEST

 

Le ProJET est composé de:

Un espace d'accueil acoustique et visuel, un réservoir d'eau, un manège sur vérins hydrauliques avec 2 mouvements simples (un vertical et une rotation à 180° à l'arrêt) qui monte à 28 m de plancher portant 32 personnes, un petit espace technique, tout ceci entouré d'une structure métallique comportant une rampe d'accès (accès pour personnes à mobilité réduite prévu) d'environ 100 m et un escalier revêtu de bois, qui arrivent au niveau du jardin suspendu où se situe le départ du manège, un écran incliné en toile plus 5 engins avec des bras télescopiques montant jusqu'à environ 50 m et portant des miroirs paraboliques d'un diamètre de 4,20 m avec des caméras.

Au milieu du réservoir, au niveau 5,00 m ou au bout d'une lance dont la tuyère est à 28,00 m dans l'axe du manège, un jet d'eau qui montera jusqu'à environ 100 m par périodes courtes de (à calculer).

-un mécanisme, un manège, un jet d'eau, une lance, un signal vivant qui se manifeste en action,

-un repère pour les cygnes et les canards

-Le grand écran où défilent des images,

-une synchronisation avec d'autres animations récupérées dans les miroirs et dans le jet d'eau,

-une scénographie à écrire au fur et à mesure

Des scenarii multiples sont à concevoir au fur et à mesure d'une existence durable...

________________________________________________

Le concours d’architecture pour le repère olympique PARIS 2012 a réuni 456 projets.

Trente projets ont été remarqués pour le dernier choix avant la construction du repère olympique. Parmi les trente projets, proposés par les architectes du monde entier, a été retenu le seul signal d’eau, la SI-ARC (architecture significative) de l’architecte parisien Emmanuel CRIVAT. Un jet d’eau intermittent avec une impulsion verticale fulgurante, qui aurait dépassé les 200 m pour se replier sur lui même, au centre d’un manège transparent combinant mouvement de rotation avec déplacement vertical… comme une irruption volcanique

Les jeux sont partis à Londres, mais l’idée de ce manège fantastique est restée en France.

Son auteur cherche des partenaires pour une étude de faisabilité.

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 13:44

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La recrudescence d'actions d'occupation illicite de logements par des familles souvent soutenues par des associations, oblige les bailleurs à rechercher des solutions pour libérer les locaux tant sur le plan pénal que sur le plan civil.

La loi du 6 Juillet 1989 en affirmant que le droit au logement est un droit fondamental, a été utilisée à mauvais escient par des associations pour permettre à des familles de pénétrer par voie de fait dans des logements vides et à s'y maintenir souvent par la force.

Or, l'article 1 de la loi du Juillet 1989, précise que ce droit au logement s'exerce dans le cadre des lois qui le régissent.

A plusieurs reprises la jurisprudence a rappelé que l'occupation illégale de locaux ne peut constituer un moyen illicite de mettre en œuvre le droit au logement dont les modalités d'exercice sont fixées par la loi (Paris 26 Novembre 1997).

En effet, les tribunaux considèrent à juste titre, qu'en pénétrant dans des locaux et en les occupant sans droit ni titre, les occupants causent au propriétaire, un trouble manifestement illicite, leur situation difficile et leur demande de logement ne justifiant pas une telle atteinte au droit de propriété du bailleur ( Paris 17 Octobre 1997).

On aurait pu penser que face à une occupation illicite et par voie de fait, le bailleur disposait de moyens rapides pour faire évacuer le logement.

En réalité, hormis le cas du flagrant délit qui permet aux autorités de police de faire évacuer au besoin par la force les immeubles occupés depuis moins de 48 heures, le bailleur devra dans tous les autres cas, obtenir une décision de justice ou un procès verbal de conciliation exécutoire.

I. Squat et infraction pénale

Le flagrant délit :
Le délit flagrant, selon le Code de Procédure Pénale, est celui " qui se commet actuellement, ou qui vient de se commettre " ou celui " commis dans une maison dont le chef requiert le Procureur de la République ou un officier de police judiciaire de le constater ". En cas de délit flagrant, la police ou le Procureur de la République pourra décider de mettre fin au trouble et par conséquent de faire évacuer le logement occupé de manière illicite.

Cette procédure de flagrant délit suppose que le bailleur réagisse très vite, dés l'occupation illicite par les squatters. Le délai de 48 heures étant particulièrement court.

Par ailleurs, l'occupation illicite d'un logement inoccupé va entraîner une détérioration des volets ou de la porte d'entrée, ce qui constitue un autre délit.

Toutefois, dans une affaire récente, le Tribunal correctionnel de Paris a, par jugement du 28 Novembre 2000, relaxé un homme qui avait squatté avec sa femme et leur enfant, un logement de l'OPAC de Paris, après y avoir pénétré par effraction ; le Tribunal a considéré que le fait pour la famille de vivre dans un studio insalubre de 8 mètres carrés constituait un danger réel, actuel et injuste et qu'ainsi les éléments constitutifs de l'état de nécessité étaient réunis.

Cette décision est critiquable et dangereuse si elle devait être confirmée. En effet, il est évident qu'en l'absence de condamnation pénale pour effraction, dégradation ou détérioration grave d'un bien appartenant à autrui, toute personne mal logée pourra, sans risques, pénétrer de manière illicite dans un logement inoccupé et s'y maintenir jusqu'à l'expulsion qui sera prononcée par le juge civil.

II .La procédure civile d'expulsion d'un squatter :

Bien qu'occupant sans droit ni titre, le squatter dispose des mêmes droits et garanties qu'un locataire en matière d'expulsion.

En effet, l'article 61 de la loi du 9 Juillet 1991, dispose sauf disposition spéciale : " l'expulsion ou l'évacuation d'un immeuble ou d'un lieu habité ne peut être poursuivie qu'en vertu d'une décision de justice ou d'un procès-verbal de conciliation exécutoire et après signification d'un commandement d'avoir à libérer les locaux. S'il s'agit de personnes non dénommées, l'acte est remis au parquet à toutes fins ".

La première difficulté pour le bailleur est de connaître le nom des personnes qui occupent illégalement le logement. L'article 61 de la loi du 9 juillet 1991 laisse entendre que le bailleur pourrait assigner des personnes non dénommées en faisant remettre l'acte au parquet. Toutefois, sur le plan pratique et afin de respecter le caractère contradictoire de la procédure, il paraît nécessaire de rechercher le nom des occupants avant de faire délivrer l'assignation.

Une requête aux fins de constat présentée au juge des requêtes du Tribunal de Grande instance, permettra d'obtenir une ordonnance désignant un huissier avec mission de se rendre dans les lieux occupés et avec l'assistance du commissaire de police de relever l'identité des occupants.

Il convient néanmoins de noter que si l'identité des squatters ne peut être définitivement établie, du fait notamment du refus des occupants de décliner leur véritable patronyme ou en raison d'une modification permanente des occupants, il sera possible de faire délivrer l'assignation aux fins d'expulsion au parquet.

En l'absence d'un bail, le Tribunal de Grande Instance du lieu de l'immeuble sera seul compétent.

La procédure de référé permettra d'obtenir une ordonnance d'expulsion exécutoire à l'encontre des occupants sans droit ni titre.

Toutefois, l'expulsion proprement dite, reste soumise aux procédures de commandement de quitter les lieux, et de réquisition de la force publique

En effet, l'article 61 de la loi du 9 juillet 1991 prévoit qu'aucune expulsion ne peut être poursuivie sans qu'un commandement d'avoir à libérer les locaux n'ait été signifié aux personnes expulsées.

Par ailleurs, si le local est affecté à l'habitation principale de la personne expulsée, l'expulsion ne peut intervenir avant un délai de deux mois à compter de la signification du commandement de quitter les lieux.

La question qui se pose est celle de savoir, si un squatter en occupant un logement de manière illicite, a fait dudit logement son habitation principale. 
La réponse devrait être positive ; en effet, il ressort de l'article 62 de la loi du 9 juillet 1991, que le juge peut réduire ou supprimer le délai de deux mois lorsque les personnes sont entrées par voie de fait dans le local, ce qui laisse supposer que le législateur a entendu protéger les squatters en considérant que le logement occupé constituait leur habitation principale.

Toutefois, si le propriétaire démontre que le squatter dispose d'une habitation principale, le délai de deux mois ne s'appliquera pas.

En tout état de cause, sur le plan pratique et eu égard à la difficulté pour le bailleur, d'apporter la preuve que le squatter dispose d'un logement, il conviendra de demander au juge la suppression du délai de deux mois prévu par les textes.

Le bailleur pourra former sa demande de suppression du délai devant le juge saisi de la demande d'expulsion; à défaut, le juge de l'exécution sera seul compétent lorsque la demande est formée après la décision judiciaire prononçant l'expulsion des squatters.

III.Les opérations d'expulsion des squatters.

Une fois, l'expulsion des squatters ordonnée, il convient de la mettre en œuvre sur le plan pratique.

A quel moment cette expulsion pourra être pratiquée? En d'autres termes, la période hivernale pendant laquelle une expulsion d'un local affecté à l'habitation ne peut être effectuée en France Métropolitaine, s'applique-t-elle aux squatters ?

Il ressort de l'article L.613-3 du Code de la construction et de l'habitation que le sursis saisonnier ne s'applique pas lorsque l'expulsion concerne des personnes qui ont pénétré dans les lieux par voie de fait, c'est à dire les squatters.

Par contre, l'expulsion de squatters ne peut être effectuée un dimanche ou un jour férié sans autorisation spéciale du juge; enfin les personnes chargées de l'expulsion devront respecter les horaires légaux, c'est à dire procéder à leurs opérations entre 6 heures et 21 heures.

Seul l'huissier de justice peut procéder l'exécution forcée de la décision judiciaire ayant ordonné l'expulsion du local squatté; il peut, pour ce faire, demander le concours de la force publique lorsque les occupants refusent d'évacuer le logement et qu'il existe un trouble à l'ordre public.

Une fois le logement libéré il est toujours à craindre que les personnes expulsées se réinstallent; la question qui se pose alors: est celle de savoir si le propriétaire était obligé de saisir à nouveau le juge afin d'obtenir un nouveau titre exécutoire d'expulsion ; les dispositions de l'article 208 du décret du 31 juillet 1992 prévoient que le commandement d'avoir à libérer les locaux qui a été délivré au cours de la première phase d'expulsion continue de produire ses effets; par conséquent l'huissier pourra reprendre la procédure d'expulsion à la phase postérieure au commandement de quitter les lieux.

Comme on a pu le voir, les moyens légaux pour faire évacuer un logement occupé de manière illicite et par voie de fait, obligent le bailleur à faire preuve de patience pour récupérer un logement souvent destiné à une famille en attente d'aménagement. Il paraît nécessaire que le législateur se penche sur ce problème afin de faciliter aux bailleurs sociaux la récupération rapide des logements squattés.

Armand BOUKRIS
Avocat à la Cour Professeur associé à l'Université de Paris IV-Sorbonne.

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 20:00

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Du 27 octobre au 12 décembre 2010, l’Ordre des Architectes de Roumanie vous invite à l’exposition-évènement l’ESPACE DE LA MODERNITE ROUMAINE 1906-1947 au Musée du Paysan roumain de Bucarest.

L’exposition présente le plus grand fonds de dessins originaux d’architecture exposés en Roumanie. Le projet bénéficie de l’expérience de Carmen Popescu (France), critique d’art et d’architecture, commissaire général de l’exposition.

L’exposition réunit trois grands architectes de l’époque : Paul Smarandescu, Henriette Delavrancea-Gibory et Octave Doicescu. Aux 137 documents originaux se rajoute des objets d’art décoratif, mobilier, tableaux, photos et films d’époque présentés dans le cadre de l’exposition.

L’exposition se propose d’appréhender l’image complexe de la naissance de la modernité roumaine et de mettre en évidence le rapport entre modernité et tradition.

Plusieurs institutions ont mis à disposition de l’exposition leur fonds documentaires : la Bibliothèque de l’Académie, la Bibliothèque Nationale de Roumanie (qui détient le fonds Paul Smarandescu), le Conseil National de la Cinématographie, DANCI-SARA, les Editions Vidéo du Ministère de la Culture et du Patrimoine National, le Musée National d’art de la Roumanie, le Musée d’art de Braila, le Musée d’art de Constantza, le Musée de la ville de Bucarest, l’Union des Architectes de Roumanie (qui détient le fonds Octav Doicescu).

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