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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 18:53
- Publié dans : Sémiotique

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A la veille du deuxième tour...

Le seul enjeu politique des élections régionales se situe au niveau local et il résulte de l’attribution des 25% des sièges dans les Conseils régionaux à la liste qui sort en tête du deuxième tour, qui permet d’assurer une bonne position pour obtenir la présidence régionale. Cette attribution qui rompt la proportionnalité de la représentation et qui a été mise en place pour « pallier » à la liberté des quelques élus qui pourraient voter pour une présidence différente de celle de la liste qui les a portés au conseil régional, ne peut pas être ignorée dans les commentaires sur l’attribution des « couleurs politiques » régionales, en fonction du nombre de sièges.

La présentation nationale des résultats n’a de pertinence que sur le plan statistique. Toute considération politique n’est que pure spéculation.

En fait, chaque liste pour l’élection des conseils régionaux est le résultat de la somme proportionnelle des listes par département. On peut dire que l’échelon de cette élection est départemental.

Que les élections régionales se déroulent à la même date dans l’ensemble des régions de la République ne veut pas dire qu’il s’agit d’une consultation nationale, mais cette concomitance donne l’occasion aux formations politiques de mobiliser les militants et par des additions non significatives d’obtenir d’éventuelles subventions de fonctionnement et d’échafauder des « plans sur la comète des alliances » pour des échéances électorales dont l’enjeu est tout différent.

Par ces temps de crise, qui a déclenché la fin du capitalisme financier, pour ces élections, qui perd gagne.

En premier lieu, nous avons tous gagné dès le premier tour, parce que nous avons manifesté par notre absence, le rejet d’un scrutin incompréhensible, destiné à embaucher en Contrat à Durée Déterminée, de quatre ans, une armée de citoyens de bonne volonté, menés par des renards de la politique installés dans les palais des régions, pour voter une réforme administrative.

En deuxième lieu, nous avons tous perdu, parce que nous nous sommes fait abuser par les destructeurs d’un fragile développement durable qui commençait à prendre contour : les écolo-politiques qui après avoir gagné un jour de notoriété respectable, ont fait tomber leurs « marques vertes » pour prendre des « roses » et se rendre peu crédibles pour l’avenir.

Sur le plan peu significatif de la comptabilité nationale en nombre de voix, il n’y a que les listes de la majorité présidentielles qui ont dépassé le seuil de 5.000.000 … sur les 43.000.000 inscrits. Dix régions ont placé en tête les listes de la majorité présidentielle, malgré six ans de gouvernance socialiste. Aucune région n’a fait confiance aux sortants pour leur permettre d’obtenir un succès dès le premier tour …à l’exception de la Guadeloupe…

Au premier tour, il y a des perdants de l’arithmétique électorale, mais au deuxième tour il n’y a que des gagnants… le même nombre de postes en CDD pour 4 ans sera attribué à des prétendants chômeurs, et les premiers des listes trouveront leur place et les tribunes des assemblées régionales… et la crise aidant, les meilleures places seront celles de l’opposition régionale.

Pour la majorité présidentielle c’est la meilleure stratégie : le pouvoir central ouvert, la crise oblige, et un exercice d’opposition au niveau des régions.

Il n’y a pas de véritable formation politique aujourd’hui, sans savoir assumer les rôles d’opposition d’une manière constructive

Pour les socialistes sincères, commence un exercice de démagogie d’alliance avec les vrais gauches sans nuances, et des écolo-politiques manipulateurs.
 

P.S. : Il est temps de reformer le système électoral et de passer à des élections sensées où on vote pour élire l’opposition d’abord et le pouvoir ensuite.

Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Par Emmanuel CRIVAT
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Commentaires

Rémunération des élus

Indemnités de base (brut/mois):

1.477,24 € (-1 million d'habitants)

2.585,17 € (+3 millions d'habitants).

Indemnité mensuelle de Président de conseil régional:


5.354,99 €

Indemnité mensuelle de Vice-président de conseil régional:


2.068,13 € (-250.000 habitants)

3.619.23 € (+1,25 million d'habitants).

Indemnité mensuelle de membre de la commission permanente:


1.624.96 € (-1 million d'habitants)

3.619.23 € (+3 millions d'habitants).

Durée du mandat: 6 ans

Commentaire n°1 posté par Conseil le 21/03/2010 à 19h12
Commentaire n°2 posté par Conseil le 21/03/2010 à 19h30

Les résultats des élections régionales dans le 17eme arrondissement de Paris – 57,27% pour la Majorité Présidentielle contre 42,73% pour le Parti Socialiste – sonnent comme un avertissement supplémentaire pour la Mairie de Paris et son projet de construction de tours de 50 mètres de logements sociaux sur les terrains Clichy-Batignolles. Tandis que la pétition STOP AU MASSACRE DES BATIGNOLLES a recueilli plus de 7.000 signatures et, qu’à l’occasion de plusieurs réunions publiques, la population du 17eme a clairement exprimé sa ferme opposition au projet, c’est par les urnes que le rejet s’est exprimé cette fois. En effet, la liste de la gauche à Paris menée par Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris chargée de l’Urbanisme, a connu, à l’occasion du second tour du 2nd tour des élections régionales, un recul significatif par rapport aux dernières échéances électorales. Le maire de Paris devra en tenir compte !

Le succès électoral, à mettre au crédit de la majorité municipale du 17eme, va permettre à Brigitte Kuster de peser encore davantage dans ce dossier, pour qu’enfin le projet soit révisé et ce, conformément à la volonté des habitants de notre arrondissement.

Notre détermination reste totale.

 

Commentaire n°3 posté par Hubert Jamault le 22/03/2010 à 20h39

Dimanche dernier, les Franciliens ont tranché. Malgré la déception, nous n'avons pas à rougir de notre score : dans un contexte difficile, il nous permet d'avoir aujourd'hui 50 % d'élus en plus à la région. Je tenais à vous en remercier : grâce à votre soutien et à votre engagement, nous aurons les moyens de faire entendre notre voix au Conseil régional, celle d'une opposition ferme, exigeante et renouvelée.

Je tenais également à vous le dire: nous avons entendu les messages que nous ont adressés les Franciliens et nous en tiendrons compte dans notre action à la région.

J’ai l’honneur d’avoir été élue, hier, présidente du groupe de la Majorité présidentielle par mes collègues du Conseil régional. A la tête de l'opposition régionale, je suis plus que jamais déterminée à me battre pour que la région capitale se montre à la hauteur de ses responsabilités. Au service des Franciliens, nous défendrons nos valeurs et nos idées, dans l'enceinte du Conseil régional, bien sûr, mais aussi sur le terrain, dans chacun de vos départements, de vos cantons et de vos communes.

Nous avons à présent quatre années pour préparer et construire l'alternance. La fin de la campagne ne sonne pas la fin de la mobilisation : avec vous, nous continuerons à expliquer et à convaincre. Dans les rendez-vous politiques qui nous attendent, je sais que je peux compter sur vous comme vous pouvez compter sur moi.

Fidèlement, 

Valérie Pécresse 
Présidente du groupe de la Majorité présidentielle au Conseil régional d’Ile-de-France 

Commentaire n°4 posté par Wall Street le 24/03/2010 à 08h47

TAXE CARBONE

C'est un avis de décès qui ne dit pas son nom. Et qui a déclenché hier un pataquès gouvernemental. Face aux députés UMP réunis à huis clos pour «crever les abcès» après la lourde défaite de la majorité aux régionales, François Fillon a annoncé le matin le report sine die de la taxe carbone.

«Il faut que toutes les décisions prises en matière de développement durable soient analysées à l'aune de notre compétitivité. Cela vaut pour la taxe carbone», a déclaré le Premier ministre avant d'ajouter : «Nous voulons que les décisions soient prises en commun avec les autres pays européens.»
Des pays qui, pour la plupart, n'en veulent pas. Or les décisions sur la fiscalité requièrent l'unanimité au sein de l'Union. (Les Echos, 23/03/10)
Commentaire n°5 posté par Wall Street le 24/03/2010 à 09h04

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