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Communiqué

Le 18 mai 2015 à 19 heures aura lieu le vernissage de l'Expo-Atelier « Au bout de nos ombres, la légende de l'amour sans fin ® », à la galerie Novera ou nous vous attendons pour voir les œuvres et écouter de la poésie et le récit du long chemin de la Méditerranée à la mer Noire, passant par l'île de Malte…

Galerie ouverte toutes les jours de 11h à 20h, du 18 au 25 mai 2015.

Expo-Atelier d’Arts, du 18 au 24 mai 2015

Galerie NOVERA: 2, rue Pierre Le Grand, 75008 PARIS, près de la Salle Pleyel

 

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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 14:34

Institut Culturel Roumain de Paris

Que faire de l’héritage architectural et urbain des régimes totalitaires?

Utilisation et réception des architectures des régimes totalitaires

3-4 novembre 2006 de 9h00 – 19h00

Fondation Cino del Duca, 10 rue Alfred de Vigny, 75008 Paris

 

Problématique

Les régimes totalitaires qui ont sévi au long du XXe siècle – fascisme, nazisme, communisme – se sont employés à laisser leurs marques ineffaçables dans l’espace urbain. Des idéologies qui, en inscrivant leur trace de pierre dans l’histoire, cherchaient à s’imposer, ont développé au cœur des grandes villes une monumentalité particulière. Le premier rôle de celle-ci était de rappeler en permanence la présence du pouvoir dictatorial, mais aussi d’installer ce pouvoir dans la postérité. Le message de ces architectures, adressé tout d’abord au peuple dominé et ensuite au monde entier se veut l’expression de la Puissance et de l’Éternité.

Au début du IIIe millénaire, les idéologies des régimes totalitaires du XXe siècle sont dénoncées ou anéanties. Mais les architectures et les aménagements restent.

Rappel douloureux canalisant la haine ou la honte dans certains cas, architecture banalisée par une utilisation ordinaire qui encourage l’oubli dans d’autres cas, ou encore architecture muséifiée et donc entourée d’un air de légende et d’irréel, l’héritage urbanistique des régimes totalitaires semble en tout cas connaître un regain d’intérêt. Peut-on l’expliquer par le pragmatisme, le renouvellement des générations, ou bien par une montée en puissance des nationalismes face à la mondialisation ? Quelle pourrait être à présent la façon la moins dangereuse et la plus utile de traiter ces architectures héritées des régimes totalitaires?

Les deux journées d’étude proposées par l’Institut Culturel Roumain ont pour ambition de poser ces questions à des spécialistes provenant de disciplines diverses, afin de comprendre quelles sont les métamorphoses des architectures des régimes totalitaires et l’évolution de leur perception. Ainsi, on s’intéressera moins à leur mise en œuvre, même si un rappel est bien évidemment nécessaire, qu’à ce qu’elles sont susceptibles de devenir. On essayera de tracer l’évolution de ces architectures, de la chute du régime qui les a élaborées jusqu’à nos jours, en les inscrivant dans le contexte historique et en mettant l’accent sur le discours qui les accompagne. Leur perception par les diverses classes sociales nous semble édifiante tant pour la mémoire des régimes totalitaires, que pour la façon dont les puissants du jour se situent par rapport à l’héritage urbain.

Berlin, Rome, Moscou, Pyongyang ou Bucarest sont des cas bien connus de mise en œuvre des architectures héritées des régimes totalitaires. Mais, sur une moindre échelle, on retrouve ces architectures dans d’autres pays d’Europe de l’Est, d’Amérique Latine, d’Afrique, d’Asie… Il s’agit, dans le cadre de ces deux journées d’étude, d’analyser la présence de ces vestiges du totalitarisme dans les villes qui les accueillent, ainsi que leur intégration dans les projets actuels.

Continuité et exacerbation du concept de monumentalité, diminution de l’impact par une dissolution dans la forme urbaine avoisinante ou tout simplement muséification : quel traitement réserver à ces architectures? Quelles sont les alternatives qui s’offrent à nous?

La première journée sera consacrée aux interventions sur les architectures des régimes totalitaires du monde entier, alors que la deuxième accordera une attention particulière à la ville de Bucarest, à presque deux décennies de la chute du communisme roumain. Ceci afin de chercher la réponse à une question que les milieux intellectuels roumains abordent peu, malgré l’importance qu’elle revêt pour la société roumaine sur le chemin de l’intégration européenne : quelle peut être l’attitude bucarestoise par rapport à l’héritage architectural et urbain du régime totalitaire renversé récemment et comment cette ville se distingue-t-elle de celles ayant un héritage similaire?

 

Programme

1ére journée d’étude

Ouverture 9h15

Radu Portocala, directeur de l’Institut Culturel Roumain de Paris
1ére session : Définitions des notions et suivi historique

09h30-10h00 Sorin Vasilescu, architecte, professeur et directeur de l’Ecole des études post-universitaires à l’UAUIM Bucarest

L’architecture totalitaire

10h00-10h30 Radu Dragan, architecte, professeur à l'UAUIM Bucarest, chargé de conférences à l'EPHE

L’anthropologie du pouvoir dans l’architecture des régimes totalitaires

10h30-11h00 Yannis Tsiomis, architecte, directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’Ecole d’architecture de Paris la Villette

Jugement stylistique, politique, idéologique : « L’architecture totalitaire » existe-t-elle?

11h00-11h30 Maria Rosa Chiapparo, littéraire, chercheur à l'Université François Rabelais de Tours ; équipe de recherche Histoire des représentations

"La città ideale : modèle ou reflet d'une vision téléologique de la politique. Quelques exemples italiens"

11h30-12h00 Pause Café

2éme session : Héritages urbains des régimes totalitaires

12h00-12h30 Elisabeth EssAïan, architecte, doctorante à Paris VIII, ACS

Comprendre et évaluer la spécificité de la ville conçue sous le régime stalinien à travers sa réalisation et ses transformations

12h30-13h00 Katerina Azarova architecte, doctorante à Paris VIII, ACS

Moscou post-soviétique

13h00-13h30 Véronique GERMAIN, urbaniste qualifiée OPQU, responsable de service (Direction de la Politique Urbaine de la Ville d’Avignon), doctorante à l’Institut d’Aménagement Régional, Université d’Aix-en-Provence

L’urbanisme du quotidien face au totalitarisme

13h30-15h30 Pause Déjeuner

3éme session : Quelques aménagements moins connus
15h30-16h00 Cécile Gintrac, géographe et Anne Fénot, diplômée en aménagement et urbanisme, assistante chargée d'opération à la SEMAEST

Achgabat, de la capitale soviétique au "Disneyland présidentiel" : destins d'une ville-vitrine

16h00-16h30 David GARCIA, journaliste

Le Pays où Bouygues est roi
16h30-17h00 Bérengère MORUCCI, sociologue
Alamar, un quartier cubain

17h00-17h30 Pause Café

17h30-19h00 Table ronde et débat avec la salle

Jean-Pierre Frey, architecte sociologue, professeur à l’Institut d’urbanisme de Paris, chercheur au CRH-LOUEST

Thierry Paquot, philosophe, professeur à l’Institut d’urbanisme de Paris, chercheur au laboratoire Gerphau, éditeur de la revue Urbanisme

19h00 Clôture de la journée et cocktail

 

2 éme journée d’étude

Ouverture 9h15

Magda Carneci, directeur adjoint de l’Institut Culturel Roumain de Paris

1ére session : Quelques aménagements d’avant 1989 en Roumanie

09h30-10h00 Carmen Popescu, historienne de l’art et de l’architecture, chercheur associé auprès du laboratoire " André Chastel ", Paris IV-Sorbonne

Pour un nouvel ordre : La monumentalité autoritaire du « Style Carol II »

10h00-10h30 Ana Maria Zahariade, architecte, professeur et directrice de la Chaire de l’histoire et de la théorie de l’architecture à l’UAUIM Bucarest

Le projet communiste en béton : Roumanie 1945-1989 

10h30-11h00 Ada DIACONU, architecte, doctorante à UAUIM Bucarest et Paris VIII, ACS

Habiter dans le totalitarisme – la décennie de soviétisation 1948 - 1958

11h00-11h30 Pause Café

2éme session : Que faire de l’héritage urbain du régime totalitaire en Roumanie?

11h30-12h00 Dragos PATRASCO, architecte

Le concours international d’urbanisme « Bucarest 2000 »

12h00-12h30 Ioana IOSA, architecte, doctorante à l’Institut d’urbanisme de Paris et à UAUIM Bucarest, CRH-LOUEST

Vers un nouvel emblème de la capitale roumaine

12h30-13h00 Catherine ZAHARIA, géographe, enseignante à l’Ecole d’architecture de Paris la Villette, doctorante à l’EHESS, membre de l’équipe de recherches AMP

Aux marges de la Maison du peuple

13h00-15h30 Pause Déjeuner

3éme session : Autres travaux

15h30-16h30 Exposition des étudiants

16h30-17h00 Présentation du film : Bucarest. La mémoire mutilée

17h00-18h00 Projection

18h00-19h00 Débat avec la réalisatrice et la salle

19h00 Clôture de la journée et cocktail

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Renseignements: Institut Culturel Roumain de Paris

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